lundi 9 février 2009

Commune d’Avrankou


L'EPP de Gbagla-Ganfan dotée de nouveaux bâtiments

L’EPP de Gbagla-Ganfan dans la commune d’Avrankou dans le département de l’Ouémé vient de bénéficier de nouveaux bâtiments. Avant cette école, d’autres ont déjà bénéficié de modules de classes et d’équipement. C’est la preuve que la modernisation des équipements scolaires fait partie des préoccupations du maire Georges Nounagnon

le maire de la commune d’Avrankou Georges Nounagnon, a récemment procédé officiellement à l’inauguration et à la mise en service d’un module de trois salles plus magasin construit à Gbagla.Ganfan, dans l’arrondissement de Kouti. D’un montant estimé à environ dix millions, ce joyau est le fruit de la collaboration entre la mairie d’Avrankou, l’association cyclisme et solidarité de France et du commissaire Jean Kèkè. Pour le maire d’Avrankou Georges Nounagnon, cet équipement scolaire tout en répondant à la vison du plan de développement de la commune (PDC), accompagne la politique de gratuité effective de enseignement primaire décrété par le gouvernement du président Boni Yayi. Le maire, tout en remerciant ses partenaires a demandé aux élèves de bien entretenir le chez d’œuvre mise à leur disposition. Ces derniers ont répondu favorablement à l’appel du maire. Ils ont promis tout mettre en œuvre pour que l’infrastructure demeure toujours dans un état de propreté irréprochable.

Coopération intercommunale



Les maires Zinsou et Arinloyé renforcent l’axe Bonou Sakété

Les autorités des communes de Bonou et de Sakété ont décidé de se mettre ensemble pour régler donner plus de chances de développement à leur localité. Isidore Zinsou et Raliou Arinloyéont jeté le 16 janvier dernier à Sakété les bases de ce partenariat.

Au cours d’une rencontre qui a réuni dans la salle de conférence de la mairie de Sakété, le maire de Bonou Isidore Zinsou et celui de Sakété Akanda Olouwa Raliou Arinloyé, sans oublier des conseillers des deux communes les bases d’un partenariat fructueux ont été jetées. A en croire les deux maires, l’objectif de cette rencontre , est de permettre aux administrations locales de fusionner leurs efforts afin d’assurer un meilleur développement de ces deux territoires qui ont beaucoup de choses en commun Ils ont salué la tenue de ses assises qui est le départ de la dynamisation et la pérennité des activités qu’ils auront à poser dans le cadre des relations de cette coopération intercommunale. Au cours des échanges fructueux, les deux maires ont promis œuvrer pour le développement des échanges commerciaux entre les deux communes. Isidore Zinsou et Akanda Olouwa Raliou Arinloyé, ont aussi manifesté la volonté de se mettre ensemble en vue de contribuer à la gestion efficace des problèmes et des crises cycliques qui minent les coopératives d’aménagement rural (CAR), permettra à leurs deux communes de jouir des bénéfices attendus de la principale culture de rente qu’est le palmier à huile. Pour ce qui est de la prévention et la gestion des conflits les débats ont amené les maires à analyser la situation conflictuelle qui survient de manière périodique entre les populations des deux communes et qui a pour cause principale les litiges domaniaux. A l’issue des échanges, les deux maires et leurs conseillers communaux ont décidé de mettre sur pied un comité intercommunal en charge d’étudier et d’évaluer les actions et les moyens à mettre en œuvre territoires et surtout de proposer un mécanisme simple de prévention et de gestion des conflits. Ce comité sera composé des chefs des arrondissements de Hounviguè et d’Ita-Djèbou, des secrétaires généraux, des chefs des services techniques des deux mairies et de deux personnes ressources désignées par chaque commune. Il est également prévu l’organisation d’une rencontre entre les communes qui abritent les Car à savoir Bonou, de Sakété, d’Adja-Ouèrè et d’Adjohoun Cette rencontre selon Isidore Zinsou et Akanda Olouwa Raliou Arinloyé, aboutira à l’élaboration d’un mémorandum qui sera adressé aux autorités centrales et gouvernementales afin de leur proposer une solution pacifique et pérenne à la présente crise qui secoue les CAR.
Armel FERAEZ

Proposition de création de 21 départements par la commission Adjaho

Du gaspillage sous le changement


La Commission chargée de proposer un nouveau découpage territorial a fini son travail. Elle a déjà rendu compte au Chef de l’Etat. Selon des informations concordantes, cette commission présidée par l’ancien ministre de l’intérieur Richard Adjaho a proposé au chef de l’Etat la création de 21 nouveaux départements au lieu des douze que nous avons actuellement . Des voix et non des moindres s’élèvent déjà pour indiquer qu’à l’heure actuelle, notre pays n’a pas besoin d’être divisé en 21 départements pour se développer.’’ C’est trop. On pouvait se limiter aux 12 départements que nous avons maintenant. Il suffit de nommer le reste des chefs lieu de département et mettre les moyens à la disposition des préfets. Ils feront du beau travail.’’ Martèle un professeur du secondaire. D’autres personnes tiennent le même raisonnement que ce professeur et crient au gaspillage des ressources de l’Etat par le gouvernement du changement. Pour ces personnes, la création de nouveaux départements n’est pas une mince affaire. Cela fera dépenser énormément le gouvernement. In faut construire ou louer des bâtiments pour abriter les nouvelles préfectures, il faut payer des indemnités aux nouveaux préfets et les membres de leur cabinet. Il faut leur acheter des véhicules de fonction et de service. Il faut…Il faut… Avec cet argent, le chef de l’Etat peut résoudre d’autres problèmes auxquels le pays est confronté.

bureaucrates. Ils devraient confronter les données de la réalité à leurs connaissances. Toute la commission a donc été éclatée en trois groupes conduits par MM. Johnson, Adjaho et Batoko. Chaque équipe a fait quatre départements. Les 12 départements actuels ont donc été visités, pour environ la moitié des 77 communes. L’objectif de cette descente sur le terrain était d’aller écouter les populations à la base. Ainsi, ils ont écouté les responsables administratifs, les responsables sanitaires, les élus locaux, les chefs traditionnels (Rois, chefs coutumiers, etc.), les Ong, les groupements de jeunes et de femmes, les leaders religieux, etc. En somme, entre 7.000 et 8.000 personnes ont été écoutées, soit environ un millième de la population du pays.
Aussi, il y a eu le traitement des données, après analyse en groupe puis en plénière, après avoir arrêté les principes et méthodes de dépouillement et d’analyse, etc. Ceci a permis un partage des informations recueillies ainsi qu’une mise à niveau informative de tous les membres. Toutes choses qui ont permis d’avoir une idée des possibilités de découpage.
Enfin, le rapport a été rédigé et contient les conclusions, le projet de nouveau découpage et les recommandations. C’est donc ce rapport qui a été remis au chef de l’Etat, un rapport qui propose un découpage retenu de façon consensuelle par la vingtaine de membres de la Commission.
Rappelons que cette commission présidée par l’ancien ministre de l’Intérieur Richard Adjaho qui est par ailleurs un expert consultant en décentralisation contient d’anciens ministres, d’anciens députés, d’anciens présidents d’institution de la République, de professeurs d’Université, etc. S’y retrouvent aussi des personnes issues des 12 départements actuels ; une commission très équilibrée, peut-on dire. C’est donc tout ceci qui a abouti à la proposition de découpage suivant. Il reviendra alors au Chef de l’Etat d’en faire l’usage qu’il jugera utile après que la Commission aura fini son travail actuel de sensibilisation à propos. Notons que jusque là, ce ne sont que des propositions qui pourraient être validées soit par le gouvernement par décret soit par le parlement par loi.

Interview avec le ministre Bernard Lani Davo



‘’Mon objectif est de consommer le maximum de consommer le maximum possible de crédit alloué à mon ministère’’


Ministre Davo : Bon, vous savez, le parlement est le parlement. Ici ce n’est pas la raison qui triomphe. C’est la politique. Donc, je ne m’attends pas à être compris. De toutes les façons, les députés ont la possibilité d’aller vérifier concrètement ce que le gouvernement a fait. Et je suis pour ma part convaincu que les populations, celles qui ont bénéficié des infrastructures ont su de quoi le gouvernement est capable. Donc, c’est de cela qu’il s’agit puisque dans les commentaires parfois les préoccupations des députés ne concernent plus les questions qui ont été posées. Le gouvernement tient compte des besoins les plus urgents parce que aujourd’hui, aucune école, aucune localité n’a les infrastructures qu’il faut pour atteindre leur mission. Donc, on essaie de parer au plus pressé.

Est-ce que la construction de ces écoles couvre l’ensemble du territoire national ?

Vous savez ? Aujourd’hui, le plus grand problème du système éducatif béninois se résume au manque d’infrastructures et d’enseignants. J’ai récemment rencontré les directeurs du Littoral et de l’Atlantique. Il en a qui m’a dit que avant qu’il ne soit satisfait, il lui faut 50 salles de classes par établissement. Ce qui n’est pas possible.

Quel est le nombre d’écoles que vous pensez construire en 2009 ?

Les créations sont fonction des demandes. C’est une commission qui siège pour prendre la décision. Pour le moment, je ne peux pas vous dire combien d’écoles nous allons construire. C’est en fonction des besoins parce qu’il y a des localités dans lesquelles les distances à parcourir sont longues.

Dites nous avec précision monsieur le Ministre ce que le budget 2009 a prévu ?


Le budget 2009 a mis en place une ligne de crédit. Nous ferons des constructions en tenant compte de cela. Mon objectif cette année est de consommer le maximum possible de crédit qui nous a été alloué parce que l’année passée, le ministère est resté à à peu près 40% de consommation de son budget. Cette année, je pense qu’on fera l’effort d’avoisiner les 70 à 80 %.

Armel FERAEZ

Décentralisation au Bénin


Gouvernance locale : mythe ou réalité ?

La décentralisation dont la finalité est de conférer de larges pouvoirs aux populations à la base en vue de leur permettre de gérer elles mêmes leurs propres affaires est un système d’administration qui consacre le partage du pouvoir, des compétences, responsabilités et des moyens entre l’Etat et les collectivités territoriales. Il s’agit donc pour les élus locaux de concevoir des programmes de développement qui tiennent compte des besoins réels et des préoccupations de leurs populations, de rechercher avec ses derniers les solutions les meilleures et les moyens adéquats pour promouvoir le développement de leur commune. Cela suppose l’instauration d’un dialogue sincère et permanent entre les élus locaux et les administrés.
Pour atteindre les objectifs de la décentralisation, il faut sensibiliser les populations à la gestion de la chose publique qui n’est pas l’affaire des autres mais de tout le monde. Mais depuis le démarrage de l’expérience de la décentralisation au Bénin on ne sent pas réellement un changement de comportement de la part des populations. Les séances de sensibilisation organisées à cet effet par les ONG et des pouvoirs publics dans ce sens doivent se multiplier. Cela va permettre à coup sûr à tout un chacun de connaître ses droits et ses devoirs. Le citoyen qui connaît ses droits par exemple sait qu’il doit payer ses impôts sans que les autorités communales et municipales ne soient obligées de le lui réclamer. L’article 33 de la constitution du 11 décembre 1990 stipule : « Tous les citoyens de la république du Bénin ont le devoir de travailler pour le bien commun, de remplir toutes leurs obligations civiques et professionnelles, de s’acquitter de leurs contributions fiscales ». Au même moment, ce citoyen jouit pleinement de son droit de contrôler la gestion du maire et de tout le conseil communal. C’est de son droit de demander aux élus locaux la gestion qu’ils font du patrimoine commun. Malheureusement, on ne remarque pas encore cette gestion participative des affaires des communes de notre pays.

Odile HOUNTON

EDUCATION


Les enseignants de la commune de Sèmè-Kpodji menacent de boycotter les concertations pédagogiques à venir


Dans le cadre du suivi de la mise en application effective des programmes d’étude en vigueur, la direction départementale des enseignements secondaires a organisé les 8 et 9 janvier 2009 des journées de concertation pédagogique. Pendant ces deux jours, les enseignants ont échangé sur la confection et la clé de correction des épreuves au niveau des différentes disciplines. Ils ont travaillé dans des conditions très difficiles sans restauration aucune. La fin de cette concertation pédagogique qui devrait être sanctionné par le payement des primes de déplacement aux enseignants, a accouché d’une souri. Les enseignants de la commune de Sèmè-Kpodji sont rentrés chez eux les poches vides comparativement à leurs homologues des autres communes qui sont rentrés les poches pleines. Les différentes primes accordées sont disparate d’une commune à l’autre. A Porto-Novo les primes de déplacement s’élèvent à 2000 FCFA par jour alors qu’à Avrankou, Gbozoumè par exemple, les enseignants ont perçus 4000 FCFA par jour. Dans la commune de Sèmè-Kpodji, la conspiration des chefs d’établissement à en croire les informations digne de foi, à abouti à un taux de 1000 FCFA par jour. Ce mauvais traitement des enseignants par rapport à leur émolument pour le déplacement dans le cadre de la concertation pédagogique a entraîné des contestations et même le refus des enseignants d’émarger les états dans la plupart des établissements. Selon eux, cette modique sommes de 1000 FCFA par jour est insignifiante et constitue une insulte aux enseignants de la commune. Jusqu’à la fin de la semaine dernière c’est-à-dire le 23 janvier 2009, aucun enseignant n’a perçu un rotin dans le cadre des émoluments de déplacement pour les deux jours de concertation pédagogique au niveau de la commune.. « Nous allons simplement boycotter les concertations à venir » a laissé entendre un des enseignants de la commune qui a voulu garder l’anonymat.

Présidentielles de 2011

De fortes pressions sur Bio Tchané( Pour accepter d’être candidat)

· La Donga déjà acquis totalement à sa cause

Depuis des mois, des rumeurs persistantes font état de la candidature probable de l’actuel président de la Boad, Abdoulaye Bio Tchané aux présidentielles de 2011. Pour le moment, l’intéressé n’est pas monté au créneau pour confirmer encore moins pour infirmer ces rumeurs. Mais ce que l’on remarque, c’est qu’il fait l’objet de fortes pressions de la part de certains mécontents du régime du changement.

L’actuel président de la Banque Ouest africaine pour le développement ( Boad) Abdoulaye bio Tchané sera- t-il dans la course pour les présidentielles de 2011 ? Cette question est sur beaucoup de lèvres depuis quelques temps. Quand bien même, l’intéressé lui-même ne s’est jamais prononcé sur la question, des informations concordantes venant de ses amis et de personnalités politiques confirment cette candidature. Il serait plus prudent de ne pas banaliser ces derniers parce que apparemment ils savent de quoi ils parlent. Selon toute vraisemblance, l’homme n’est pas partant. Logiquement, se dire intérieurement qu’il vaudrait mieux pour lui d’attendre son tour en 2016 quand le docteur boni Yayi aura terminé ses deux quinquennats. Mais les choses ne sont pas aussi faciles pour plusieurs raisons. Ces amis politiques pour la plupart originaires du septentrion doivent être en train de lui dire qu’il a des chances de passer à cause des maladresses du président Boni Yayi parmi ceux qui mettent la pression sur Tchané pour qu’il se décide à se présenter aux élections se trouvent le ‘’ G 13’’ , une partie du ‘’ G4’’ sans oublier des anciens ministres du président Boni Yayi qui n’ont pas aimé la façon cavalière dont ils ont été éjectés du gouvernement.


La Donga, un os dure à croquer par Yayi

‘’ La Donga a déjà son candidat pour les présidentielles de 2011. il s’agit de Bio Tchané. C’est un choix irréversible’’. Ces propos proviennent d’un cadre et personnalité politique de la Donga. Il ne faut surtout pas penser que ce dernier est le seul à faire ces genres de déclarations. Une chose est sûre aujourd’hui, les populations de la Donga sont mécontents .Elles estiment que le gouvernement du changement a marginalisé leur localité alors qu’elles ont beaucoup fait pour l’élection de yayi Boni. Pour se venger, ces populations souhaitent avoir un de leur fils à la tête du pays.
Fresnel METONOU